Catégorie : Gouvernance Mondiale

La coordination entre l’Europe, l’Inde et la COP26 est un grand levier d’engagement climatique

Le ministre Prabhu, membre de notre Conseil d’orientation et sherpa de l’Inde au G20, a discuté des questions de soutenabilité avec le président de la COP26 et le commissaire européen Timmermans, chargé du “green deal”. La coordination entre l’UE, l’Inde et la COP26 est l’un des grands leviers d’engagements ambitieux et crédibles en matière de climat.

L’Organisation pour la Mise en Valeur du bassin du fleuve Sénégal (OMVS) sera candidate au prix Nobel de la paix

Le 12 mars 2021, à Kayes, au Mali, Hamed Semega, membre du Conseil d’orientation du Bridge Tank, a annoncé que l’Organisation pour la Mise en Valeur du bassin du fleuve Sénégal (OMVS) sera candidate au prix Nobel de la paix. L’OMVS, une organisation internationale regroupant la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, célèbre aujourd’hui son 49ème anniversaire. A l’approche de son 50ème anniversaire, et avant le prochain Forum Mondial de l’Eau, les 4 Etats réalisent que l’OMVS a été un facteur de paix, de stabilité et de développement dans la région. Tout comme le GIEC a reçu le prix pour son rôle dans l’atténuation du changement climatique, nous espérons que l’OMVS reçoive le prix en récompense des énormes efforts d’adaptation au climat qu’elle réalise, en plus de la paix.

Signature de l’accord d’investissement entre l’UE et la Chine

L’ambassadrice Sylvie Bermann et notre président Joel Ruet ont échangé à la télévision chinoise sur l’accord d’investissement entre l’UE et la Chine. Ils ont noté que l’accord conclut non seulement 7 ans de négociations mais aussi l’émergence de part et d’autre de visions divergentes du monde. Si de nombreuses questions restent à régler, l’ambassadeur Bermann a rappelé que l’accord répond aux questions posées par l’UE et suit une approche européenne de l’économie.

An II du covid: Quelles leçons en Europe ?

Quelles leçons de politique publique et d’adhésion nationale à l’aube de l’An II du covid en Europe ?

Le 9 mars 2020 le président du Conseil italien signifiait l’extension à tout le territoire national des mesures de confinement prises en Vénétie-Lombardie. L’Europe allait petit à petit basculer dans une année d’atermoiements sur la gestion de sa santé publique. Qu’avons-nous appris de cet An I du covid ?  Sur le plan génétique de nombreuses choses puisque les variants sont aujourd’hui séquencés avec une vitesse inouïe, sur le plan médical et notamment vaccinal la science est là encore à l’honneur, mais il semble que sur le plan sociétal l’apprentissage soit mince. En effet, chaque phase aura vu des atermoiements des pouvoirs publics européens, qui auront fini par rencontrer leur ombre double : la défiance voire le clivage des sociétés.

Comment gérer collectivement ce qui est un « mal public », c’est-à-dire un mal dont tout le monde souffre potentiellement à terme dans la mensure où une même une minorité en souffre, que cette minorité soit victime d’atermoiements de la puissance publique, ou cause de sa propre insouciance ou défiance ? L’enjeu n’est alors pas de stigmatiser mais de comprendre la dimension collective d’un mal public. On se souvient peut-être, aux États-Unis, du fameux « nous avons bu notre jeunesse »  du prix Nobel d’économie Paul Krugman, qui a voulu voir dans le lobby de l’ouverture des bars –par les baby boomers- la source d’une flambée pandémique source du chômage des jeunes ; l’Europe a vu la narration inverse : les fêtes de jeunes de l’été auraient fait le lit de la seconde vague de l’automne.

Plutôt que de considérer les oppositions de forces en présence à chaque débat pris à part : confinement ou pas, masques et tests ou pas, vaccin ou pas ou même plus sobrement, les débats plus instruits sut les modalités de chaque stratégie, il est peut-être plus fertile de considérer l’avant et l’après de ces débats, et de considérer, qu’avec le recul, une certaine modestie s’impose, source possible d’un peu plus de cohésion sociale et gouvernementale.

Revue de détail. Alors que l’outil du confinement est connu depuis le Moyen-Age dans la gestion des épidémies, son utilisation par le pouvoir chinois avait d’abord choqué, la construction d’un hôpital d’urgence -hôpital de campagne  bien connu des armées européennes depuis des siècles mais simplement ici avec des moyens BTP à la dimension chinoise- avait même fait évoquer une « geste maoïste » (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/11/chloe-froissart-le-coronavirus-revele-la-matrice-totalitaire-du-regime-chinois_6029132_3232.html). Rétrospectivement, des hôpitaux de campagnes furent construits dans divers pays d’Europe, la France en premier plan, avec leur corollaire des évacuations de malades, autre figure de front guerrier, indépendamment des régimes politiques. Ce qui est source de plus d’enseignements encore, voire de modestie, se joue au niveau infra-européen et dans le temps. En Europe les temps de réponse après la déclaration par la Chine de sa situation épidémique, mesures quant à des restrictions de voyage –ou simplement des mesures de température aux frontières- par exemple, ont connu une variation bien plus large que le délai écoulé entre l’émergence supposée de l’épidémie et son annonce. Quant l’Italie a annoncé son confinement, de une à deux semaines précieuses on été « perdues » entre divers pays européens du moins si l’on mesure, à caractéristiques nationales données, les temps de doublement de l’épidémie (https://thebridgetank.org/2020/04/15/flattening-the-curve-a-pan-european-comparative-analysis-of-the-covid-19-outbreak-2/). Mais ce qui frappe plus encore est, rétrospectivement, et en tenant compte du fait que lors des deuxième et troisième vague les réponses européennes aient été encore plus nettement différenciées d’un pays à l’autre en terme de mesures pratiques des confinements ou couvre-feux, que des mesures parfois plus strictes (par exemple en Allemagne par rapport à la France), n’aient plus eu au fond de meilleurs résultats ?

Sans doute est-ce qu’entre temps le champ des variables de la décision publique s’était considérablement élargi, rendant difficiles les comparaisons : schématiquement, d’un scénario croisant date de confinement et approche binaire sur les masques (souvent avec ‘pas de masques’), à une approche un an plus tard combinant degré de distanciation publique imposée par les pouvoirs publics (au-delà d’un confinement binaire, les couvre feux, le télétravail, la fermeture sélective de sites etc.), des inégalités face à l’accès au masque et à sa pratique en dépit d’une apparence de quasi-généralisation, des stratégies de tests  partout différentes et sans cesse changeantes. Surtout, en face des réponses publiques variables au sein de l’Europe, multiformes quant aux outils et changeantes dans le temps, la réponse populaire a sans doute présenté les mêmes caractéristiques, allant de l’impossible à mesurer –comment calibrer la réalité des ‘gestes barrières’ d’un individu à un autre- jusqu’aux débats clivants –cf la radicalisation du mouvement anti-masques en Allemagne qui n’aura eu d’équivalent dans l’OCDE qu’aux États-Unis (https://www.lesechos.fr/monde/europe/coronavirus-les-anti-masques-defilent-de-nouveau-a-berlin-1237672). Tout cela, lu rétrospectivement, montre que les débats les plus féroces ont au final résulté sur des résultats relativement peu discriminés, en tout cas difficilement reliables à des mécanismes clairs par aucune statistique robuste. Ceci ne doit nullement justifier du cynisme mais peut être appeler à une certaine dose de modestie… et clairement mettre ne selle la solution des solutions : la vaccination.

Au terme de cet « An I du covid » en Europe, que conclure de tout cela sur la question non seulement du moment, mais en réalité sur la question de sortie de cette pandémie : le vaccin ?

D’abord ne pas s’étonner qu’à nouveau les débats les plus farouches se déchainent, puisque telle semble être la culture européenne, et ce d’autant plus  que les rancoeurs et aigreurs des débats précédents ont pu s’accumuler à rebours du recul de bon sens ici prêché, et enfin, de n’être as surpris par leur violence redoublée dans un contexte d’enjeux économiques autrement plus importants sur les vaccins que, disons, sur les masques. Ces attaques ont culminé en janvier dernier avec la controverse sur les  documents volés à l’agence européenne du médicament (https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/16/vaccins-ce-que-disent-les-documents-voles-a-l-agence-europeenne-des-medicaments_6066502_3244.html ). L’enjeu médical, économique également bien sûr, portait sur des délais de certification des vaccins. Il est saisissant de voir que les mêmes accusations duales (trop tôt / trop tard) du confinement se sont répétées sur les rythmes d’homologation des vaccins… puis sur les rythmes des campagnes vaccinales elles-mêmes.

Aujourd’hui, et alors que d’un pays européen à l’autre on constate une dispersion statistique sur les délais de campagnes vaccinales supérieure aux constantes de temps qui avaient agité les spécialistes, alors que, fort heureusement, la plupart des modèles inquiétants sur le rôle délétère des variants s’avèrent contredits pour le moment, peut-être devrait-on tirer des questions de politique publique précédentes un peu de sérénité.

Et sans doute cette sérénité serait-elle plus à même de gagner à la confiance publique des franges croissantes de la population qui aujourd’hui veulent douter face aux vaccins.

Si les pays européens se stigmatisent moins, si les rivalités politiques instrumentalisaient moins l’épidémie, alors peut-être l’Europe pourrait-elle donner au monde une image plus nette de ce que, malgré tout, elle as su construire au fil de l’épidémie, une certaine coordination, et une coordination qui en outre prend de moins en moins de temps à chaque étape de décision.

Rencontre entre Hakima El Haite, Présidente de l’Internationale libérale et le Président ivoirien Alassane Ouattara.

Hakima El Haite, Présidente de l’Internationale libérale et membre du conseil d’orientation du Bridge Tank, a eu une audience privée avec Alassane Ouattara, le Président ivoirien, le 15 décembre 2020. Cet événement s’est déroulé en marge de l’investiture d’Alassane Ouattara à la présidence. Ils ont échangé sur les activités de l’Internationale libérale, ainsi que sur les perspectives de développement de la Côte d’Ivoire.

L’Internationale libérale est la fédération mondiale des partis politiques démocratiques libéraux et progressistes. Récemment, elle a notamment appelé au respect de la démocratie et des droits de l’homme lors des élections ougandaises et a appelé la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme à condamner la violence contre les défenseurs des droits de l’homme égyptiennes.

L’OMVS remet un chèque de 200 millions de francs CFA pour le 9e Forum Mondial de l’Eau

Hamed Semega, membre du conseil d’orientation du Bridge Tank et haut-commissaire à l’Organisation sous-régionale de l’Autorité de développement du bassin du fleuve Sénégal (OMVS), a remis aux organisateurs du 9e Forum Mondial de l’Eau (qui se déroulera en 2022) un chèque de 200 millions de francs CFA.

La cérémonie officielle d’accueil de ce soutien financier a eu lieu le 11 décembre 2020 à Dakar. Lors de cet événement, un accord de partenariat a également été signé entre l’OMVS et le secrétariat exécutif du forum pour assurer la coopération entre ces deux entités en 2021. Dans cet accord, l’OMVS s’est engagé à soutenir la mobilisation des ressources nécessaires à l’organisation d’ateliers et autres projets intégrés à l’initiative Dakar 2021.

Forum libéral de dialogue politique : liberté de la presse et lutte contre les fake news à l’ère du numérique.

El Haj Kasse, membre du Conseil d’orientation du Bridge Tank, était l’un des principaux orateurs lors du Forum libéral de dialogue politique consacré à la liberté de la presse et à la lutte contre les fake news à l’ère du numérique. Cet événement a eu lieu le 7 décembre 2020 à Dakar, au Sénégal.

Parmi les autres intervenants figuraient Seydou Gueye, porte-parole et coordinateur de la communication de la présidence de la République, Mamadou Ibra Kane, directeur général du groupe Futurs Médias, et Mame Less Camara, directeur de l’information du groupe Futurs Médias.

T20- Passation entre l’Arabie saoudite et l’Italie

La passation de la présidence du T20 entre l’Arabie saoudite et l’Italie a eu lieu le 30 novembre 2020. Les anciens présidents du T20 des présidences précédentes argentine, japonaise et saoudienne ont assisté à cet événement afin de souligner la continuité des travaux et des recherches du T20. The Bridge Tank est membre du T20 depuis 2016, et participera aux travaux de la présidence italienne en 2021.

 

A l’occasion de cette passation, un débat a été organisé sur des thèmes tels que les leçons tirées des présidences passées, les défis et priorités de la présidence italienne, et les défis à venir pour le multilatéralisme. Parmi les principaux intervenants de ce débat figuraient Pietro Benaéssi, sherpa du G20 pour l’Italie, Fahad M. Alturki, président du T20 pour l’Arabie saoudite, Paolo Magri, président du T20 pour l’Italie, Julia Pomares et Gustavo Martinez, présidents du T20 pour l’Argentine, Naoyuki Yoshino, président du T20 pour le Japon, et Ettore Greco et Antonio Villafranca, coordinateurs du T20 pour l’Italie. Ce débat était présidé par James McGann, directeur du programme “Think Tanks and Civil Societies” de l’Institut Lauder de l’Université de Pennsylvanie.

Conférence Horasis Asia 2020

Durant la conférence annuelle Horasis Asia, qui a rassemblé 400 des plus éminents dirigeants d’entreprises et responsables politiques de la région et du monde, les intervenants ont échangé à propos des perspectives pour parvenir à surmonter les profonds bouleversements économiques, politiques et sociaux causés par la COVID-19. Cet événement a eu lieu le 30 novembre 2020.

A cette occasion, Joël Ruet a assuré la modération de l’un des panels intitulé “L’investissement ESG dans l’Asie post-COVID”. Parmi les intervenants figuraient Ara Brutian, directeur et responsable de l’innovation numérique chez Sustainalytics, Rajiv Lall, directeur général et vice-président d’Infrastructure Development Finance Company, Kai Dai, PDG de Young Sustainable Impact Greater China et président du Kylin Prime Group, et Arun Sharma, président de Grovepike Associates. Ce panel a mis en avant que la structuration des données et les normes étaient au centre des investissements post-COVID, et a également souligné que la crise de la COVID devait être considérée comme une opportunité d’investissement. Les intervenants ont également noté le retour des Etats-Unis en Asie en termes d’investissements. La divulgation  volontaire (voluntary disclosure) et l’engagement ont été identifiés comme des éléments clés de l’avenir de la finance, en particulier avec la montée des problèmes générationnels.

Thème : Overlay par Kaira.
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