Catégorie : Chine-Inde-Afrique

COP 27 : Une avancée sur les pertes et dommages mais pas de percée sur la finance climat malgré une forte implication de l’Afrique de l’Ouest

La crainte de terminer la COP 27 sans aucune avancée significative planait sur Charm el-Cheikh durant les dernières heures de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.

Mais après un ultime marathon de négociations entre les parties, un accord a finalement été trouvé.

L’accord qui a conclu deux semaines de discussions et de négociations dans la ville côtière égyptienne a permis de faire un grand pas en avant sur la question épineuse des pertes et dommages. Les parties se sont mis d’accord sur l’établissement d’un fonds pour les pertes et dommages qui aidera à soutenir les pays les plus touchés par le changement climatique. Le fonds devrait fournir une assistance financière afin de répondre aux effets catastrophiques de la crise climatique, tels que les sécheresses, les vagues de chaleur, les inondations ou les cyclones.

Les efforts demeurent insuffisants

Bien qu’encourageant comme signal de solidarité internationale en réponse aux catastrophes climatiques, l’accord final n’a pas répondu aux attentes et aux espoirs de nombreux participants à la COP 27. Dans une interview pour TV5 Monde, Hakima El Haite, board member de The Bridge Tank, a exprimé sa déception face au manque d’avancées lors de la COP 27 :

« C’est vrai qu’on a avancé d’un pas en se mettant d’accord sur la création d’un mécanisme qui va encore nécessiter du temps. Plus on atténue le CO2 et plus on diminue les concentrations en CO2, moins on aura besoin de nous adapter et moins on aura besoin d’argent pour réparer les dégâts des dommages et catastrophes naturelles. Il faut donc agir et ce n’est pas aux pays vulnérables d’agir, ce sont les pays émetteurs qui émettent 80% des émissions qui doivent apporter 80% de solutions dans leurs propres pays. »

Nombreux sont ceux qui partagent cet avis, en particulier dans le Sud et en Afrique de l’Ouest, une région confrontée aux effets les plus désastreux du changement climatique et qui s’est présentée à la COP 27, COP africaine, avec des attentes et demandes fortes.

Une présence ouest-africaine proactive à la COP 27

Les représentants des pays d’Afrique de l’Ouest étaient arrivés à la COP 27 avec l’espoir de voir des décisions fortes prises pour soulager le continent de la pression climatique qu’il subit. Avant le début de la COP 27, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait exprimé certains des points qu’elle considérait comme cruciaux pour le succès des négociations sur le changement climatique :

  • Augmenter l’ambition de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en particulier pour les plus gros émetteurs.
  • L’article 6 de l’Accord de Paris : la génération de nouvelles opportunités de financement dans la région et les nouveaux mécanismes de marchés carbone
  • Adaptation : passer de la planification à l’opérationnalisation
  • Pertes et dommages : apporter des réponses concrètes aux pertes et dommages existants en Afrique de l’Ouest.
  • Finance climat : atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars du Fonds vert pour le climat et mettre en place une facilité financière spécifiquement dédiée aux pays africains pour se concentrer sur leurs besoins et priorités en termes d’adaptation.

Décidées à faire entendre la voix de la sous-région à la COP 27, les institutions d’Afrique de l’Ouest ont uni leurs forces à Sharm el-Sheikh au sein du Pavillon West Africa. Ce pavillon était copiloté par la CEDEAO et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), en partenariat avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).

Selon la CEDEAO, « ce pavillon conjoint témoigne de la volonté des institutions régionales de renforcer leur coopération autour du défi commun que constitue la question des changements climatiques pour une meilleure coordination et efficacité de la réponse collective à apporter au bénéfice des populations de la région. »

Pendant deux semaines, les quatre institutions ouest-africaines ont ainsi contribué à faire avancer le débat public sur l’action climatique et la finance climat.

Des voix importantes pour la gouvernance et la finance climat

La Commission de la CEDEAO a profité de sa présence au Pavillon West Africa pour organiser des side events présentant la Stratégie régionale sur le climat de l’union, notamment une session le 9 novembre sur les mécanismes de coordination pour une meilleure gouvernance climatique régionale. Deux jours plus tard, le 11 novembre, un autre side event aborda les opportunités sectorielles que la stratégie offre pour l’agriculture et l’énergie.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a également été très active sur le Pavillon. Le 9 novembre, Serge Ekué, président de la BOAD, a donné un point de presse sur le positionnement climatique de la BOAD. Ce fut l’occasion d’évoquer le Plan de Développement Stratégique Djoliba 2021-2025 de la BOAD, qui consacre 25% des engagements totaux de la banque à la finance climat afin d’accompagner les États membres dans le financement de leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD). À travers son président, la BOAD a exprimé son souhait d’être un catalyseur de la résilience et de l’adaptation au changement climatique tout en jouant un rôle de facilitateur d’une croissance durable et stable.

Capitalisant sur l’importance de la finance climat lors de la COP 27, la BOAD a organisé plusieurs événements sur le sujet, dont un panel sur “Défis et opportunités de la finance climat en Afrique,” et deux sessions le 14 novembre, “Combler les lacunes des politiques d’adaptation au changement climatique pour faciliter l’accès des pays de l’UEMOA à la finance climat” et “La finance carbone comme levier de développement pour les pays de l’UEMOA,” avec la participation de l’Alliance Ouest-Africaine sur le Marché Carbone et la Finance Climat.

La BOAD a également pris part à des sides events organisés par d’autres institutions à Sharm el Sheikh, dont un par le Fonds vert pour le climat sur la Grande Muraille verte pour le Sahara et le Sahel.

L’importance de la finance climat dans l’agenda de cette année à la COP 27 a également mobilisé The Bridge Tank, qui a co-organisé un side event avec Liberal International sur la dynamique Nord-Sud de la finance climat. Le panel “Towards a balanced, empowered, North-South blended climate finance for mitigation and adaptation” a notamment inclus des acteurs politiques et institutionnels important d’Afrique de l’Ouest et a ajouté une pierre à l’édifice dans la poursuite d’une finance climat plus efficace et équilibrée.

Malgré les appels à prendre des mesures audacieuses, l’accord final de la COP 27 est une conclusion décevante aux deux semaines d’effort et d’investissement des institutions et pays d’Afrique de l’Ouest à Charm el-Cheikh. Le souhait de faire de cette COP 27, COP africaine, une étape importante dans la lutte contre le changement climatique et la mise en place de mécanismes de finance climat durables assurant la préservation du continent n’a pas été réalisé.

Analyse – Où a disparu la COP 15 chinoise ?

Par Joël RUET et Malaurie LE BAIL – Après avoir été reportée à quatre reprises en raison de la pandémie, la COP 15 sur la biodiversité aurait dû débuter le 25 avril 2022 à Kunming en Chine. Désormais reportée à la fin d’année 2022 à Montréal au Canada pour raisons logistiques et sanitaires, la Chine en assumera, cependant, toujours la Présidence. Peu de couverture médiatique, peu d’analyses académiques et journalistiques, la COP 15 est la grande absente de l’actualité internationale à l’heure où les écosystèmes s’épuisent. La responsabilité n’en incombe-t-elle pas au pays hôte, peu impliqué : la Chine ?

Au travers de cette COP 15, la Chine a manqué une opportunité diplomatique majeure en termes de visibilité et d’avancement des thèmes environnementaux. La communication de la Chine a été brouillée dès le début, avec le report annoncé mais le maintien partiel de la COP 15. La réunion virtuelle d’octobre 2021 a été marquée par la promotion d’un “consensus de Kunming” qui n’a en réalité pu être négocié qu’en mars 2022 à Genève. Ce qui est devenu une “pré-COP” n’est apparue que très peu dans les médias occidentaux. Pétrie de rhétorique, cette “pré-COP” n’est en fait qu’une coquille vide.

La faible présence de la Chine à la COP 26 sur le climat n’était déjà pas passée inaperçue. Elle est l’un des nombreux pays dont le principal dirigeant n’a pas participé en personne, aux côtés du Brésil, de la Russie et de la Turquie. Au lieu de cela, la Chine a été représentée par l’envoyé spécial pour le climat, Xie Zhenhua, qui a évoqué brièvement les engagements continus du pays en matière de réduction des émissions de carbone sans faire de nouvelles déclarations, ce qui n’a pas été sans remettre en question l’engagement du pays dans la lutte mondiale contre le changement climatique. C’est un secret de polichinelle que l’extension de la COP26 à la COP27 de la date butoir pour des Contributions Déterminées Nationales (CDN) est largement due à ce faible engagement chinois à Glasgow.

Être l’hôte d’une conférence mondiale comporte son lot de récompenses et d’auto-promotion, mais, entre propagande et absence, des doutes sont apparus quant à la capacité de la Chine, l’un des plus grands émetteurs de CO2 et de plastique au monde, à assumer ses responsabilités en tant que pays hôte de la COP 15. La Chine n’a pas encore signé l’Engagement mondial sur le méthane, une promesse lancée par les États-Unis et l’Union européenne lors de la COP 26, ainsi que par 103 pays représentant 70 % de l’économie mondiale, pour maintenir à portée de main l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré.

Selon les observateurs de Glasgow, la Chine continue de s’isoler de plus en plus de la sphère internationale. Le manque d’information et de transparence concernant la COP 15 ne fait que renforcer ce qui a été dit par ces observateurs. De plus, la COP 15 est la première grande conférence mondiale au sein du système des Nations unies officiellement labellisée sous le concept de “civilisation écologique”, concept proposé par Xi Jinping et largement déployé par la propagande chinoise. Mais la COP 15 accouche d’une coquille vide.

L’Union européenne s’est, quant à elle, dans le même temps fixée des objectifs ambitieux : réduire les émissions de carbone de 55 % d’ici 2030 et devenir neutre en carbone d’ici 2050. Pour l’Europe, la COP 15 et la COP 26 ont été largement considérées comme de simples continuations du Congrès mondial de la nature de l’UICN, qui s’est tenu en septembre 2021 à Marseille, en France, et qui a abouti au “Manifeste de Marseille”, également appelé “feuille de route” des négociations internationales, appelant les gouvernements à s’engager dans des plans ambitieux de conservation de la nature. L’UE réfléchit à un protocole sur la préservation de la biodiversité par un commerce plus attentif à cette dernière et à une limitation de la “déforestation importée”. Rien d’aussi précis dans la “civilisation écologique” chinoise.

Il manque à la COP sur la biodiversité un équivalent de ce que l’ « Accord de Paris » est à la COP sur le changement climatique. La Chine avait un rôle à jouer dans le soutien de cet événement. Signe de repliement sur soi, la communication, en amont et en aval de l’événement COP de Kunming, est plus que médiocre. L’attitude « profil bas » de la Chine ne fait qu’aggraver le manque de sensibilisation et de communication auprès du grand public sur les questions de biodiversité à l’échelle internationale.

En phase avec le calendrier international, The Bridge Tank s’est positionné sur le sujet et a rédigé un rapport. Lire notre analyse approfondie ici.

Tournée européenne OMVS – The Bridge Tank pour la promotion de l’hydrodiplomatie

The Bridge Tank s’est associé à l’OMVS pour une tournée européenne de promotion de l’hydro-diplomatie qui s’est déroulée du 9 au 24 juin 2022 à Genève, Oslo, La Haye, Paris et Bruxelles. Hamed SEMEGA, Haut-Commissaire de l’OMVS et membre du Board du Bridge Tank, et Joël RUET, président du Bridge Tank, ont rencontré de nombreux interlocuteurs  pour aborder les sujets en lien avec l’hydrodiplomatie : le droit international des cours d’eau internationaux, l’hydro-développement durable, la paix construite par la gestion partagée des bassins transfrontaliers, ou encore la préservation des têtes de sources des grands fleuves.

The Bridge Tank et l’OMVS ont décidé d’organiser à l’autonome prochain un atelier de travail sur ces questions avec l’ensemble des acteurs avec lesquels ils ont échangé et en l’élargissant à de nombreux responsables politiques et associatifs.

Cette tournée fait suite au travail conjoint réalisé lors du Forum mondial de l’eau 2022, auquel The Bridge Tank était associé.  L’Organisation pour la mise en valeur pour le fleuve Sénégal (OMVS) avait alors été distinguée par le Grand Prix Hassan II pour l’eau. Selon le jury, l’organisation ouest-africaine basée à Dakar, qui regroupe le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, a été distinguée pour son action en faveur de la « réalisation de la sécurité hydrique et alimentaire » du grand bassin transfrontalier, mais aussi pour son action pour « la paix, la prospérité et le développement territorial » de ses pays membres. L’hydrodéveloppement et l’hydrodiplomatie ont en effet été au cœur du modèle de l’organisation. L’OMVS a, en effet, fonctionné pendant plus de 50 ans indépendamment des tensions nationales ou internationales dans la région qu’elle couvre ; elle a servi de modèle pour la redynamisation de son organisation sœur pour le fleuve Gambie, et l’organisation reçoit régulièrement des visites d’organisations fluviales du monde entier, Asie centrale incluse.

Les questions de l’eau, en particulier celles autour des bassins, sont généralement abordées dans une approche utilitariste, c’est-à-dire au travers de l’accès à l’eau. Cette vision est consensuelle au sein des organisations internationales et lors d’événements internationaux. Toutefois, l’évolution pessimiste des écosystèmes aquifères impactés par les dérèglements climatiques pose ainsi la question de la durabilité de ces ressources.

C’est dans cette perspective, ancrée dans des aspects juridiques internationaux et onusiens que la délégation a débuté sa tournée à Genève lors de la conférence « Leçons et perspectives sur la coopération sur l’eau pour l’Afrique et l’Europe : du Forum de Dakar de 2022 à la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2023 au Palais des Nations. M. Semega a ainsi présenté le travail et le potentiel de l’OMVS, qui est souvent reconnue comme une organisation modèle, sur le plan organisationnel, politique, juridique et d’investissement.

 

 

Pour approfondir le sujet, la délégation a ensuite rencontré le Professeur Mads Adenaes, spécialiste du droit international auprès de l’Université d’Oslo en Norvège. Cet échange a été l’occasion de discuter des perspectives du droit international de l’eau. Ils ont insisté sur le fait que l’eau doit être abordée de manière holistique, en tant que bien commun, c’est-à-dire que l’eau ne doit plus seulement être un objet de rivalité entre puissances, mais être un bien commun vital à partager. C’est ce que cherche à prôner les organisations de bassins, qui ne se concentrent pas à l’échelle étatique, mais bien à l’échelle de la ressource.

Sur le plan du l’hydrodéveloppement, l’eau est un élément majeur aux écosystèmes, aux sociétés et aux économies, c’est pourquoi elle est nécessaire à leur bon développement. M. Semega a eu l’occasion d’échanger avec des acteurs du monde du développement, en particulier Mme Marie-Noëlle Reboulet, Présidente du GERES et M. Pierre Jacquemot, Président du Groupe Initiatives, ayant pour cœur de métier la solidarité énergétique, climatique et sociale et M. Lars Andreas Lunde, chef de la section “Nature et climat” de l’agence de développement norvégienne, le NORAD. Ces structures ont permis de tirer la conclusion suivante : une multitude de solutions existent sur le terrain, avec une forte dimension bottum up, qui nécessite une plus grande connaissance, concertation et coordination pour agir et partager les savoirs faires.

Les discussions ont été fructueuses au point d’organiser une nouvelle rencontre avec le GERES et le Groupe Initiatives dont l’OMVS est membre, dans les prochaines semaines. Ces discussions ont également pu se poursuivre grâce à l’organisation d’un side event à Bruxelles, par The Bridge Tank et l’OMVS, lors du « Africa Energy Forum » sur le thème « Infrastructures eau-énergie pour la paix au Sahel », en présence de Mme la Ministre Amal Mint Maouloud, ancienne ministre mauritanienne de l’équipement et du transport, M. Abdoulaye Dia, Directeur Général de SEMAF/OMVS et M. Romain Cres, Spécialiste du développement économique au sein du GERES.

Les actions de l’OMVS sont menées en faveur de la paix, puisque selon le Haut-Commissaire « quiconque sait partager l’eau, peut tout partager ». Ce message a été répété à de nombreuses reprises lors de la tournée européenne, en particulier lors de la rencontre avec Monsieur le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, Président des Leaders pour la Paix.

MM. Raffarin et Semega se sont entendus sur l’importance et le rôle des organisations de bassins à contribuer à l’hydrodiplomatie et la paix dans le monde. L’hydrodiplomatie a une dimension plus globale que l’hydropolitique, qui demeure réserver aux Etats. L’hydrodiplomatie souligne l’idée selon laquelle la gestion de l’eau et des bassins n’est plus l’affaire des Etats, mais de tous autour d’une ressource au sein des territoires.

Sur ce sujet, The Bridge Tank a été à l’initiative d’un déjeuner de travail entre le Haut-Commissaire et M. Erik Orsenna, President de l’Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves (IAGF) en présence de personnalités influentes dans le milieu autour de la situation des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest et de l’hydrodiplomatie dans le bassin du fleuve Sénégal, à l’occasion duquel nos Board Member l’ambassadeur Stéphane Gompertz et Me Jean-Claude Beaujour étaient présents. 

Dernier point, mais non des moindres, la délégation a mené des réunion de travail avec l’agence de coopération norvégeinne, du Ministère de la coopération internationale à La Haye, l’OIEau et Réseau International des Opérateurs de Bassins et le fonds d’investissement en infrastuctures STOA à Paris.

Sur son propre continent, l’OMVS s’est vu confier, au sein de l’association internationale des opérateurs de bassins fluviaux, le secrétariat technique de l’association regroupant ses membres actifs sur le continent africain. La paix passant par le développement mais aussi par des décisions démocratiques, l’OMVS a mis en place un comité des usagers des bassins fluviaux, organe original de concertation ouverte avec la société civile. Consciente de ses responsabilités, l’OMVS, organisation qui a vu le jour en 1972 est aujourd’hui engagée dans une réflexion prospective sur son avenir, et sur l’avenir de sa contribution à l’Afrique et au monde.

Dans ce cadre, la tournée d’échanges avec des pairs, des experts et des leaders de tous les domaines de la société dans toutes les capitales de la paix et des domaines de l’innovation fluviale, de la conservation de la nature et notamment des écosystèmes des sources fluviales, vise à partager les résultats de cette réussite avec les parties prenantes de l’AG des Nations Unies, l’Union africaine, les communautés académiques et de la société civile, travaux auxquels The Bridge Tank s’associe.

Entretien du Bridge avec Brune Poirson : Allier ambition, cohérence et décarbonation dans les transitions énergétiques

Lors d’un débat qui a également rassemblé Thomas Melonio, Directeur Exécutif Innovation, Recherche et Connaissance de l’Agence Française de Développement et Ding Yifan, chercheur à l’Institut de développement mondial du Centre de recherche sur le développement du Conseil d’État de la République populaire de Chine, mené par Raphaël Schoentgen, board member de The Bridge Tank,

Brune Poirson, Vice-Présidente de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement et Ancienne Secrétaire d’État auprès du Ministre français de la Transition écologique et solidaire d’Emmanuel Macron, analysait les transitions énergétiques chinoises en s’inquiétant de l’importance du charbon dans les investissements des routes de la Soie et en répondant à la question relative aux « grandes questions de l’agenda international dans les transitions énergétiques ».

Retrouver son intervention sur notre chaîne Youtube .

Canicule en Inde en plein mois d’avril – Joël Ruet sur France 24

Le samedi 30 avril 2022, notre Président, Joël Ruet s’est exprimé sur la chaîne d’information France 24 au sujet de la canicule qui frappe l’Inde et le Pakistan ces derniers jours. Les températures ont atteint les 46°C dans la capitale indienne New Delhi. Il s’agit d’un événement climatique majeur pour l’Inde, et plus largement pour la planète puisqu’il est exceptionnel que les températures dépassent le seuil de 40°C dans le pays au mois d’avril.

Lors de l’interview, Joël Ruet a souligné 3 principaux points :

  1. La question de l’adaptation pour l’Inde sera plus importante qu’ailleurs. Lorsqu’une augmentation moyenne de la température atteindra 1°C supplémentaire sur la Terre, l’Inde connaitra une augmentation moyenne de 3°C. Les dérèglements climatiques sont et seront donc plus extrêmes en Inde qu’ailleurs.
  2. La canicule actuelle en Inde est un symptôme de la non anticipation de la question de l’adaptation. L’Inde paye de prix du retard d’un certain nombre de réformes et de politiques publiques, notamment sur les questions du traitement des déchets et des décharges.
  3. Des départs de feu dans des décharges restent des phénomènes relativement rares mais demeurent très inquiétants. Ces départs de feu sont provoqués par les émissions de gaz provenant des déchargent – ces gaz s’appellent des émissions fugitives. Il ne faut pas confondre émission, dont la portée est globale, et pollution, qui quant à elle est une problématique locale. L’Inde est l’un des plus grands émetteurs. Les effets de politiques publiques en retard se retournent vers une mauvaise gestion de l’exploitation et de la distribution électrique, l’eau, l’agriculture et également, les émissions fugitives. Si l’Inde limitait ses émissions, elle limiterait également ses pollutions.

Pour revoir son intervention, consultez notre chaîne Youtube.

Joël Ruet participe au webinaire intitulé “COP26 et le Brahmapoutre : Une nouvelle perspective basée sur le cadre de la connaissance du domaine sous-marin (UDA)”

Notre Président, Joël Ruet, a participé au webinaire du 5 mai 2022 sur le thème “COP26 et le Brahmapoutre : Une nouvelle perspective basée sur le cadre de la connaissance du domaine sous-marin (UDA)”. Il s’agit du 5ème webinaire d’une série organisée par le Maritime Research Center et M/S NirDhwani Technology Pvt Ltd.

Sa participation a été l’occasion de poursuivre la conversation sur l’économie bleue entamée avec des acteurs clés, tels que le Maritime Research Center.

Puisqu’il y a beaucoup de solutions sur “l’ingénierie environnementale” venant du sud au sujet des questions fluviales, en particulier du côté indo-africain, Joël Ruet a suggéré de renforcer l’apprentissage croisé en termes d’environnement et d’ingénierie, notamment le stockage de l’eau pour l’hydroélectricité, la régulation de la navigation et la régulation de la vitesse peut avoir un impact positif sur la prévention des catastrophes et la protection de la biodiversité. A condition de procéder à un apprentissage progressif. La COP26 qui a traité de l’intégration de l’environnement à l’adaptation et de l’adaptation à l’atténuation vers des co-bénéfices et des solutions basées sur la nature a ouvert une voie et Joel Ruet a de grands espoirs pour la prochaine COP qui se tiendra en Egypte en novembre. Grâce aux différents échanges sur la région du Brahmapoutre, il a pu apprécier la diversité de connaissances qui devraient être partagées lors de la COP 27. Joël Ruet a terminé son intervention en soulignant que “Nous devons apprendre de l’expérience du Brahmapoutre”.

The Bridge Tank participe au Forum de BOAO 2022 : Promouvoir l’intégration énergétique et construire un monde vert

Le Forum de BOAO 2022 s’est tenu du 20 au 22 avril en mode hybride, ayant pour objectif de conduire un dialogue ouvert dans un monde post-COVID et sur les perspectives de développement commun dans le monde de demain.

Depuis 2018, The Bridge Tank participe au rendez-vous annuel du « Davos chinois ». Notre Président, Joël Ruet est intervenu lors d’un panel de haut niveau en présence de M. Ali Obaid Al Dhaheri, Ambassadeur des Emirats Arabes Unies en Chine, M. Baodong Li, Secrétaire Général, Forum de BOAO et ancien vice-Ministre des Affaires étrangères de Chine, M. Jizhen Liu, Académicien auprès de l’Académie chinoise de l’ingénierie et Directeur du « State Key Laboratory of Alternate Electrical Power System with Renewable Energy Sources », M. Hailiang Song, Président de China Energy Engineering Group Co, M. Jianhua Hu, Président de China Merchants Group et M. Haiping Xiang, ingénieur en chef de l’Administration nationale de l’énergie chinoise.

Dans son intervention, Joël Ruet s’est exprimé sur les enjeux globaux liés à l’intégration et trajectoires énergétiques. Il a souligné l’importance des « technologies de décarbonation profonde » dans l’accélération des émissions nettes zéro à l’horizon 2035-2040. D’ici là, il ajoute que chaque pays ou territoire aura un rôle à jouer pour avoir sa propre « trajectoire de transition », en ne se contentant pas seulement d’ajouter des énergies renouvelables mais aussi de les intégrer aux réseaux avec une utilisation plus rationnelle et efficace.

Joël Ruet a abordé la question de l’adaptation, qui ne doit plus être considérée séparément des autres problématiques. Il illustre ses propos à travers l’exemple des puits de carbone, qui doivent être crées à partir d’écosystèmes optimisés, non seulement en forêts, mais également dans les savanes ou encore les mangroves.

Dr. Ruet a également démontré que les trajectoires énergétiques sont déjà à faible émission de carbone, ce qui est tout particulièrement le cas de l’Afrique et de la plupart des pays du G77. Il est important que ces trajectoires soient reconnues en tant que telles et soient donc financées par le Nord et que les transferts de technologie et de savoir-faire soient financés en conséquence.

En guise de réponse à la question comment mettre en œuvre un soutien mondial aux trajectoires énergétiques du Sud, le Président de The Bridge Tank a proposé deux solutions : premièrement, permettre au Sud de se gérer seul avec plus de financement pour créer des champions locaux, maintenir le commerce du gaz ouvert à eux et s’assurer que leurs puits de carbone soient reconnues comme une incitation à les développer ; Deuxièmement, permettre à leurs entités financières locales de jouer un rôle plus important en reconnaissant que les « risques » sont surévalués par rapport à une rentabilité réellement élevée.

Comme lors de l’édition 2021, Joël Ruet était l’un des trois intervenants français, incarnant le cercle des Think Tanks, aux côtés de Jean-Pierre Raffarin et Henry Giscard D’Estaing, qui eux représentaient respectivement le monde politique et économique.

Voir le programme du Forum de BOAO 2022.

Rapport analytique : La stratégie de la Chine sur la  chaîne de valeur du cobalt – leçons pour l’UE

Les matériaux stratégiques sont omniprésents dans tous les secteurs pertinents pour l’économie verte et la transition énergétique. Concernant le cobalt, il doit sa visibilité actuelle à son utilisation croissante dans les technologies à faible émission de carbone, également appelées technologies vertes (énergies renouvelables et batteries rechargeables). Le cobalt est utilisé comme intrant dans les aimants des éoliennes, et pour la production des cathodes des batteries lithium-ion et nickel-métal-hydrure, qui sont ensuite incorporées dans les véhicules électriques ou hybrides. Dans le contexte actuel d’électrification de la mobilité, le cobalt est donc considéré comme un matériau stratégique. La production de cobalt est cependant l’un des premiers exemples de la répartition inégale des ressources de la planète, le métal étant extrêmement concentré dans un seul pays : la République démocratique du Congo (RDC), qui représente 70% de la production mondiale, et les réserves de la RDC sont contrôlées de manière substantielle par ce qui est désormais devenu un acteur incontournable de la chaîne de valeur du cobalt : la Chine.

Dans la continuité de notre travail analytique sur la stratégie chinoise vis-à-vis des matériaux stratégiques, tels que le cobalt, nous avons produit un rapport visant à étudier et comprendre comment la Chine s’est imposée sur la chaîne de valeur du cobalt, tant en amont qu’en aval, et a progressivement réussi à se construire un avantage comparatif, voire absolu. Ce rapport vise à mener une analyse combinée des stratégies qui ont été mises en œuvre tant par le gouvernement chinois que par les acteurs industriels afin d’acquérir cette position hégémonique sur la chaîne de valeur. Ces stratégies ont permis la constitution d’un écosystème chinois résilient et dominant autour de la chaîne de valeur du cobalt sur la scène internationale.

Lire notre rapport ici (en anglais)

The Bridge Tank et l’Agence Française de Développement organisent leur dernier atelier sur l’économie bleue

Le 16 mars 2022, The Bridge Tank a organisé le dernier atelier d’une série de trois avec le mandat de l’Agence française de développement sur l’économie bleue dans la baie du Bengale (Bangladesh, Inde, Sri Lanka). Cet atelier visait à identifier les coopérations bilatérales et régionales possibles avec l’apport du savoir-faire français dans le domaine maritime. Il visait également à ouvrir la conversation pour concevoir des solutions que la partie française pourrait apporter en réponse aux défis identifiés lors des deux premiers ateliers en collaboration avec les acteurs clés de la région de la Baie du Bengale.

Les discussions se sont principalement construites sur 6 leçons identifiées lors des deux premiers ateliers :

  • Le rôle de l’économie bleue dans la région
  • Le rôle des données
  • Améliorer la coordination
  • Renforcer la coopération entre le privé et le public
  • Promouvoir le renforcement des capacités institutionnelles en matière de collecte de données et de coordination
  • Développer des projets pilotes

Cet atelier a été séquencé en trois panels qui se sont tenus à huis clos.

Panel 1: Coopération et ambitions institutionnelles au niveau régional avec l’appui du savoir-faire français

Modérateur: Dr. Joël Ruet, Président, The Bridge Tank

  • Dr. (Mme) Hélène Djoufelkit, Directrice de la Recherche, AFD
  • Mme Runa Khan, Fondatrice et Directrice, Friendship NGO
  • M. Daniel Fernando, Co-fondateur, Blue Resources Trust, Sri Lanka
  • Dr. Arnab Das, Directeur et Fondateur, Maritime Research Centre, Inde
  • M. Matthieu Piron, Chargé de mission, Bureau des affaires européennes et internationales, Service pêche maritime et aquaculture durables, Direction Générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture, Ministère de la Mer
  • M. Benoît Gauthier, Chef du service économique régional, Ambassade de France en Inde
  • Vice-Amiral Pradeep Chauhan, Directeur Régional, National Maritime Foundation, Inde
  • Dr. P. Krishnan, Directeur, Bay of Bengal Inter-Governmental Organization (BOBP-IGO)

Panel 2: Développer des projets viables au niveau national et régional pour améliorer les chaînes de valeur de l’économie bleue.

Modérateur: Dr. Joël Ruet, Président, The Bridge Tank

  • M. Manish Singhal, Secrétaire général adjoint, Federation of Indian Chambers of Commerce & Industry (FICCI), Inde
  • M. Martin Lemenager, Directeur principal de programme pour l’infrastructure, AFD Indonésie
  • Loïc Monod, Chargé de mission en bioéconomie, France AgriMer
  • M. Nicolas Vuillaume, Représentant de l’Océan Indien, Collecte Localisation Satellites (CLS)
  • Dr. Mostafa A. R. Hossain, Professeur, Biodiversité aquatique et changement climatique, Département des poissons, Biologie et génétique, Université agricole du Bangladesh
  • Dr. Arnab Das, Directeur et Fondateur, Maritime Research Centre, Inde
  • M. Aruna Maheepala, Chargé de recherche senior, National Aquatic Resources Research and Development Agency (NARA), Sri Lanka
  • M. Shri Aditya Dash, Vice Président, Marine Products Export Development Authority (MPEDA), India
  • M. Bruno Bosle, Directeur pays, AFD Inde
  • M. Reda Souirgi, Directeur pays, AFD Sri Lanka, représenté par Mme Panchali Ellepola, Chargée de projet
  • M. Benoît Chassatte, Directeur pays, AFD Bangladesh

Panel 3: Renforcer les ressources partagées par le biais d’un réseau régional & conclusion générale.

Modérateur: Dr. Joël Ruet, Président, The Bridge Tank

  • Mme Afifat Khanam Ritika, Chargée de recherche, Bangladesh Institute of Maritime Research and Development
  • M. Pattabhi Rama Rao, Directeur de groupe, Groupe d’observation, de modélisation et d’assimilation des données océaniques, Indian National Center for Ocean Information Services (INCOIS)
  • Dr. (Mme) Hélène Djoufelkit, Directrice de la Recherche, AFD
  • Dr. Joël Ruet, President, The Bridge Tank
  • M. Jacky Amprou, Directeur regional Asie du Sud, AFD

L’esprit de ce projet est d’organiser une série de trois ateliers, co-organisés par The Bridge Tank et l’Agence française de développement. Le premier atelier, qui a été organisé le 26 novembre 2022, avait pour but de rassembler les réflexions stratégiques des participants avant de développer une interaction croissante entre eux et les instituts et décideurs politiques lors du second atelier, le 21 janvier 2022.

Lire notre rapport (en anglais) ici et le résumé exécutif (en anglais) ici 

Regarder le replay de notre workshop ici (en anglais)

The Bridge Tank et l’Agence Française de Développement organisent un deuxième atelier sur l’économie bleue: solutions et mise en oeuvre

Le 21 janvier 2022, s’est tenu en visioconférence le deuxième atelier d’une série de trois, organisé par The Bridge Tank avec le mandat de l’Agence Française de Développement (AFD) sur l’économie bleue dans le Golfe du Bengale (Bangladesh, Inde, Sri Lanka). Alors que le premier atelier avait pour but de définir les nouvelles priorités de l’économie bleue pour les différents acteurs du Golfe du Bengale, ce deuxième atelier visait à faire dialoguer les experts, décideurs politiques et acteurs économiques afin d’identifier les défis qui empêchent une mise en œuvre concrète et efficace des chaînes de valeur de l’économie bleue dans la région. Croisant la recherche et l’opérationnel, cet atelier a permis de mettre en lumière les systèmes de collecte et de traitement des données, des ressources logistiques et financières et des lacunes pour la mise en œuvre et l’accélération des activités bleues dans la région.

Cet atelier était composé de deux panels. Le premier panel, ouvert au public, était consacré à l’exploration de l’importance de la collecte de données pour l’amélioration du suivi des actifs de l’économie bleue. Le deuxième panel, une table ronde à huis clos, était axé sur l’engagement d’une discussion entre experts locaux et français dans l’identification des points d’amélioration dans la mise en oeuvre d’une économie bleue durable et cohérente à l’échelle régionale.

Parmi les défis identifiés, les intervenants se sont tous entendus pour retenir les 5 points suivants: 

  • le manque d’information et de coordination au sein des pays et dans la région;
  • la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles;
  • l’amélioration de l’évaluation des ressources halieutiques;
  • la nécessité d’accroître la coopération entre acteurs publics et privés;
  • la nécessité de réaliser davantage d’études et de projets de recherche conjoints au niveau régional;

Des solutions concrètes seront débattues et envisagées lors du troisième et dernier atelier sur l’économie bleue.

Panel 1 : Collecte de données pour un meilleur suivi des actifs de l’économie bleue

Intervenants :

  • Dr. Shailesh Nayak, Directeur, National Institute of Advanced Studies (NIAS), Inde
  • Mme Akshita Sharma, responsable du portefeuille de la biodiversité, AFD Delhi
  • M. Nishan Perera, cofondateur, Blue Resources Trust, Sri Lanka
  • M. Abu Saleh Khan, directeur exécutif, Institute of Water Modelling, Bangladesh

Participants aux discussions :

  • Dr. (Mme) Hélène Djoufelkit, Directrice de la recherche de l’AFD
  • Dr. Arnab Das, Directeur, Maritime Research Center, Inde
  • Dr. Adbul Wahab, Chef d’équipe EcoFish, World Fish Bangladesh Wing
  • Dr. (Mme) Chime Youdon, boursier associé, National Maritime Foundation, Inde
  • Dr. Saurabh Thakur, Associate Fellows, National Maritime Foundation, Inde

Panel 2 : Cadre national pour une meilleure coordination entre les entités publiques et privées, les chercheurs et les porteurs de projets.

  • Courte présentation des points forts soulevés par les experts lors du premier atelier, par Joël Ruet, Président de The Bridge Tank & Jacky Amprou, Directeur Régional pour l’Asie du Sud, AFD
  • Table ronde – 5 minutes de présentation de projets, d’initiatives ou de solutions par chaque intervenant.
  • Discussion ouverte entre les panélistes

Intervenants et invités :

  • M. Shri Aditya Dash, Vice-président, Marine Products Export Development Authority (MPEDA) – Inde
  • Mme Dharshani Lahandapura, président, The Marine Environment Protection Authority (MEPA) – Sri Lanka
  • M. Khairul Majid Mahmud, directeur, Chambre de commerce et d’industrie de Dhaka – Bangladesh
  • Mme Panchali Ellepola, responsable de projet, AFD Sri Lanka
  • M. Ameya Prabhu, vice-président, Chambre de commerce indienne – Inde
  • Mme Soma Mitra-Muckerjee, directeur – chef des projets, Chambre de commerce et d’industrie du Bengale – Inde
  • M. Pattabhi Rama Rao, directeur de groupe, groupe des observations océaniques, de la modélisation et de l’assimilation des données, Centre national indien des services d’information océanique (INCOIS)
  • M. Reda Souirgi, Directeur Pays Sri Lanka, AFD

Avec la participation des panélistes du panel 1.

Le troisième et dernier atelier de cette série aura lieu le 16 mars 2022 et aura pour objectif d’identifier les ambitions politiques dans le secteur et la volonté/possibilité de coopération régionale avec l’apport du savoir-faire français dans le domaine maritime.

Retrouver le panel 1 et le panel 2 sur notre chaîne Youtube.

Lire notre rapport (en anglais) ici et le résumé exécutif (en anglais) ici

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