Catégorie : Chine-Inde-Afrique

Canicule en Inde en plein mois d’avril – Joël Ruet sur France 24

Le samedi 30 avril 2022, notre Président, Joël Ruet s’est exprimé sur la chaîne d’information France 24 au sujet de la canicule qui frappe l’Inde et le Pakistan ces derniers jours. Les températures ont atteint les 46°C dans la capitale indienne New Delhi. Il s’agit d’un événement climatique majeur pour l’Inde, et plus largement pour la planète puisqu’il est exceptionnel que les températures dépassent le seuil de 40°C dans le pays au mois d’avril.

Lors de l’interview, Joël Ruet a souligné 3 principaux points :

  1. La question de l’adaptation pour l’Inde sera plus importante qu’ailleurs. Lorsqu’une augmentation moyenne de la température atteindra 1°C supplémentaire sur la Terre, l’Inde connaitra une augmentation moyenne de 3°C. Les dérèglements climatiques sont et seront donc plus extrêmes en Inde qu’ailleurs.
  2. La canicule actuelle en Inde est un symptôme de la non anticipation de la question de l’adaptation. L’Inde paye de prix du retard d’un certain nombre de réformes et de politiques publiques, notamment sur les questions du traitement des déchets et des décharges.
  3. Des départs de feu dans des décharges restent des phénomènes relativement rares mais demeurent très inquiétants. Ces départs de feu sont provoqués par les émissions de gaz provenant des déchargent – ces gaz s’appellent des émissions fugitives. Il ne faut pas confondre émission, dont la portée est globale, et pollution, qui quant à elle est une problématique locale. L’Inde est l’un des plus grands émetteurs. Les effets de politiques publiques en retard se retournent vers une mauvaise gestion de l’exploitation et de la distribution électrique, l’eau, l’agriculture et également, les émissions fugitives. Si l’Inde limitait ses émissions, elle limiterait également ses pollutions.

Pour revoir son intervention, consultez notre chaîne Youtube.

Joël Ruet participe au webinaire intitulé “COP26 et le Brahmapoutre : Une nouvelle perspective basée sur le cadre de la connaissance du domaine sous-marin (UDA)”

Notre Président, Joël Ruet, a participé au webinaire du 5 mai 2022 sur le thème “COP26 et le Brahmapoutre : Une nouvelle perspective basée sur le cadre de la connaissance du domaine sous-marin (UDA)”. Il s’agit du 5ème webinaire d’une série organisée par le Maritime Research Center et M/S NirDhwani Technology Pvt Ltd.

Sa participation a été l’occasion de poursuivre la conversation sur l’économie bleue entamée avec des acteurs clés, tels que le Maritime Research Center.

Puisqu’il y a beaucoup de solutions sur “l’ingénierie environnementale” venant du sud au sujet des questions fluviales, en particulier du côté indo-africain, Joël Ruet a suggéré de renforcer l’apprentissage croisé en termes d’environnement et d’ingénierie, notamment le stockage de l’eau pour l’hydroélectricité, la régulation de la navigation et la régulation de la vitesse peut avoir un impact positif sur la prévention des catastrophes et la protection de la biodiversité. A condition de procéder à un apprentissage progressif. La COP26 qui a traité de l’intégration de l’environnement à l’adaptation et de l’adaptation à l’atténuation vers des co-bénéfices et des solutions basées sur la nature a ouvert une voie et Joel Ruet a de grands espoirs pour la prochaine COP qui se tiendra en Egypte en novembre. Grâce aux différents échanges sur la région du Brahmapoutre, il a pu apprécier la diversité de connaissances qui devraient être partagées lors de la COP 27. Joël Ruet a terminé son intervention en soulignant que “Nous devons apprendre de l’expérience du Brahmapoutre”.

The Bridge Tank participe au Forum de BOAO 2022 : Promouvoir l’intégration énergétique et construire un monde vert

Le Forum de BOAO 2022 s’est tenu du 20 au 22 avril en mode hybride, ayant pour objectif de conduire un dialogue ouvert dans un monde post-COVID et sur les perspectives de développement commun dans le monde de demain.

Depuis 2018, The Bridge Tank participe au rendez-vous annuel du « Davos chinois ». Notre Président, Joël Ruet est intervenu lors d’un panel de haut niveau en présence de M. Ali Obaid Al Dhaheri, Ambassadeur des Emirats Arabes Unies en Chine, M. Baodong Li, Secrétaire Général, Forum de BOAO et ancien vice-Ministre des Affaires étrangères de Chine, M. Jizhen Liu, Académicien auprès de l’Académie chinoise de l’ingénierie et Directeur du « State Key Laboratory of Alternate Electrical Power System with Renewable Energy Sources », M. Hailiang Song, Président de China Energy Engineering Group Co, M. Jianhua Hu, Président de China Merchants Group et M. Haiping Xiang, ingénieur en chef de l’Administration nationale de l’énergie chinoise.

Dans son intervention, Joël Ruet s’est exprimé sur les enjeux globaux liés à l’intégration et trajectoires énergétiques. Il a souligné l’importance des « technologies de décarbonation profonde » dans l’accélération des émissions nettes zéro à l’horizon 2035-2040. D’ici là, il ajoute que chaque pays ou territoire aura un rôle à jouer pour avoir sa propre « trajectoire de transition », en ne se contentant pas seulement d’ajouter des énergies renouvelables mais aussi de les intégrer aux réseaux avec une utilisation plus rationnelle et efficace.

Joël Ruet a abordé la question de l’adaptation, qui ne doit plus être considérée séparément des autres problématiques. Il illustre ses propos à travers l’exemple des puits de carbone, qui doivent être crées à partir d’écosystèmes optimisés, non seulement en forêts, mais également dans les savanes ou encore les mangroves.

Dr. Ruet a également démontré que les trajectoires énergétiques sont déjà à faible émission de carbone, ce qui est tout particulièrement le cas de l’Afrique et de la plupart des pays du G77. Il est important que ces trajectoires soient reconnues en tant que telles et soient donc financées par le Nord et que les transferts de technologie et de savoir-faire soient financés en conséquence.

En guise de réponse à la question comment mettre en œuvre un soutien mondial aux trajectoires énergétiques du Sud, le Président de The Bridge Tank a proposé deux solutions : premièrement, permettre au Sud de se gérer seul avec plus de financement pour créer des champions locaux, maintenir le commerce du gaz ouvert à eux et s’assurer que leurs puits de carbone soient reconnues comme une incitation à les développer ; Deuxièmement, permettre à leurs entités financières locales de jouer un rôle plus important en reconnaissant que les « risques » sont surévalués par rapport à une rentabilité réellement élevée.

Comme lors de l’édition 2021, Joël Ruet était l’un des trois intervenants français, incarnant le cercle des Think Tanks, aux côtés de Jean-Pierre Raffarin et Henry Giscard D’Estaing, qui eux représentaient respectivement le monde politique et économique.

Voir le programme du Forum de BOAO 2022.

Rapport analytique : La stratégie de la Chine sur la  chaîne de valeur du cobalt – leçons pour l’UE

Les matériaux stratégiques sont omniprésents dans tous les secteurs pertinents pour l’économie verte et la transition énergétique. Concernant le cobalt, il doit sa visibilité actuelle à son utilisation croissante dans les technologies à faible émission de carbone, également appelées technologies vertes (énergies renouvelables et batteries rechargeables). Le cobalt est utilisé comme intrant dans les aimants des éoliennes, et pour la production des cathodes des batteries lithium-ion et nickel-métal-hydrure, qui sont ensuite incorporées dans les véhicules électriques ou hybrides. Dans le contexte actuel d’électrification de la mobilité, le cobalt est donc considéré comme un matériau stratégique. La production de cobalt est cependant l’un des premiers exemples de la répartition inégale des ressources de la planète, le métal étant extrêmement concentré dans un seul pays : la République démocratique du Congo (RDC), qui représente 70% de la production mondiale, et les réserves de la RDC sont contrôlées de manière substantielle par ce qui est désormais devenu un acteur incontournable de la chaîne de valeur du cobalt : la Chine.

Dans la continuité de notre travail analytique sur la stratégie chinoise vis-à-vis des matériaux stratégiques, tels que le cobalt, nous avons produit un rapport visant à étudier et comprendre comment la Chine s’est imposée sur la chaîne de valeur du cobalt, tant en amont qu’en aval, et a progressivement réussi à se construire un avantage comparatif, voire absolu. Ce rapport vise à mener une analyse combinée des stratégies qui ont été mises en œuvre tant par le gouvernement chinois que par les acteurs industriels afin d’acquérir cette position hégémonique sur la chaîne de valeur. Ces stratégies ont permis la constitution d’un écosystème chinois résilient et dominant autour de la chaîne de valeur du cobalt sur la scène internationale.

Lire notre rapport ici (en anglais)

The Bridge Tank et l’Agence Française de Développement organisent leur dernier atelier sur l’économie bleue

Le 16 mars 2022, The Bridge Tank a organisé le dernier atelier d’une série de trois avec le mandat de l’Agence française de développement sur l’économie bleue dans la baie du Bengale (Bangladesh, Inde, Sri Lanka). Cet atelier visait à identifier les coopérations bilatérales et régionales possibles avec l’apport du savoir-faire français dans le domaine maritime. Il visait également à ouvrir la conversation pour concevoir des solutions que la partie française pourrait apporter en réponse aux défis identifiés lors des deux premiers ateliers en collaboration avec les acteurs clés de la région de la Baie du Bengale.

Les discussions se sont principalement construites sur 6 leçons identifiées lors des deux premiers ateliers :

  • Le rôle de l’économie bleue dans la région
  • Le rôle des données
  • Améliorer la coordination
  • Renforcer la coopération entre le privé et le public
  • Promouvoir le renforcement des capacités institutionnelles en matière de collecte de données et de coordination
  • Développer des projets pilotes

Cet atelier a été séquencé en trois panels qui se sont tenus à huis clos.

Panel 1: Coopération et ambitions institutionnelles au niveau régional avec l’appui du savoir-faire français

Modérateur: Dr. Joël Ruet, Président, The Bridge Tank

  • Dr. (Mme) Hélène Djoufelkit, Directrice de la Recherche, AFD
  • Mme Runa Khan, Fondatrice et Directrice, Friendship NGO
  • M. Daniel Fernando, Co-fondateur, Blue Resources Trust, Sri Lanka
  • Dr. Arnab Das, Directeur et Fondateur, Maritime Research Centre, Inde
  • M. Matthieu Piron, Chargé de mission, Bureau des affaires européennes et internationales, Service pêche maritime et aquaculture durables, Direction Générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture, Ministère de la Mer
  • M. Benoît Gauthier, Chef du service économique régional, Ambassade de France en Inde
  • Vice-Amiral Pradeep Chauhan, Directeur Régional, National Maritime Foundation, Inde
  • Dr. P. Krishnan, Directeur, Bay of Bengal Inter-Governmental Organization (BOBP-IGO)

Panel 2: Développer des projets viables au niveau national et régional pour améliorer les chaînes de valeur de l’économie bleue.

Modérateur: Dr. Joël Ruet, Président, The Bridge Tank

  • M. Manish Singhal, Secrétaire général adjoint, Federation of Indian Chambers of Commerce & Industry (FICCI), Inde
  • M. Martin Lemenager, Directeur principal de programme pour l’infrastructure, AFD Indonésie
  • Loïc Monod, Chargé de mission en bioéconomie, France AgriMer
  • M. Nicolas Vuillaume, Représentant de l’Océan Indien, Collecte Localisation Satellites (CLS)
  • Dr. Mostafa A. R. Hossain, Professeur, Biodiversité aquatique et changement climatique, Département des poissons, Biologie et génétique, Université agricole du Bangladesh
  • Dr. Arnab Das, Directeur et Fondateur, Maritime Research Centre, Inde
  • M. Aruna Maheepala, Chargé de recherche senior, National Aquatic Resources Research and Development Agency (NARA), Sri Lanka
  • M. Shri Aditya Dash, Vice Président, Marine Products Export Development Authority (MPEDA), India
  • M. Bruno Bosle, Directeur pays, AFD Inde
  • M. Reda Souirgi, Directeur pays, AFD Sri Lanka, représenté par Mme Panchali Ellepola, Chargée de projet
  • M. Benoît Chassatte, Directeur pays, AFD Bangladesh

Panel 3: Renforcer les ressources partagées par le biais d’un réseau régional & conclusion générale.

Modérateur: Dr. Joël Ruet, Président, The Bridge Tank

  • Mme Afifat Khanam Ritika, Chargée de recherche, Bangladesh Institute of Maritime Research and Development
  • M. Pattabhi Rama Rao, Directeur de groupe, Groupe d’observation, de modélisation et d’assimilation des données océaniques, Indian National Center for Ocean Information Services (INCOIS)
  • Dr. (Mme) Hélène Djoufelkit, Directrice de la Recherche, AFD
  • Dr. Joël Ruet, President, The Bridge Tank
  • M. Jacky Amprou, Directeur regional Asie du Sud, AFD

L’esprit de ce projet est d’organiser une série de trois ateliers, co-organisés par The Bridge Tank et l’Agence française de développement. Le premier atelier, qui a été organisé le 26 novembre 2022, avait pour but de rassembler les réflexions stratégiques des participants avant de développer une interaction croissante entre eux et les instituts et décideurs politiques lors du second atelier, le 21 janvier 2022.

Lire notre rapport (en anglais) ici et le résumé exécutif (en anglais) ici 

Regarder le replay de notre workshop ici (en anglais)

The Bridge Tank et l’Agence Française de Développement organisent un deuxième atelier sur l’économie bleue: solutions et mise en oeuvre

Le 21 janvier 2022, s’est tenu en visioconférence le deuxième atelier d’une série de trois, organisé par The Bridge Tank avec le mandat de l’Agence Française de Développement (AFD) sur l’économie bleue dans le Golfe du Bengale (Bangladesh, Inde, Sri Lanka). Alors que le premier atelier avait pour but de définir les nouvelles priorités de l’économie bleue pour les différents acteurs du Golfe du Bengale, ce deuxième atelier visait à faire dialoguer les experts, décideurs politiques et acteurs économiques afin d’identifier les défis qui empêchent une mise en œuvre concrète et efficace des chaînes de valeur de l’économie bleue dans la région. Croisant la recherche et l’opérationnel, cet atelier a permis de mettre en lumière les systèmes de collecte et de traitement des données, des ressources logistiques et financières et des lacunes pour la mise en œuvre et l’accélération des activités bleues dans la région.

Cet atelier était composé de deux panels. Le premier panel, ouvert au public, était consacré à l’exploration de l’importance de la collecte de données pour l’amélioration du suivi des actifs de l’économie bleue. Le deuxième panel, une table ronde à huis clos, était axé sur l’engagement d’une discussion entre experts locaux et français dans l’identification des points d’amélioration dans la mise en oeuvre d’une économie bleue durable et cohérente à l’échelle régionale.

Parmi les défis identifiés, les intervenants se sont tous entendus pour retenir les 5 points suivants: 

  • le manque d’information et de coordination au sein des pays et dans la région;
  • la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles;
  • l’amélioration de l’évaluation des ressources halieutiques;
  • la nécessité d’accroître la coopération entre acteurs publics et privés;
  • la nécessité de réaliser davantage d’études et de projets de recherche conjoints au niveau régional;

Des solutions concrètes seront débattues et envisagées lors du troisième et dernier atelier sur l’économie bleue.

Panel 1 : Collecte de données pour un meilleur suivi des actifs de l’économie bleue

Intervenants :

  • Dr. Shailesh Nayak, Directeur, National Institute of Advanced Studies (NIAS), Inde
  • Mme Akshita Sharma, responsable du portefeuille de la biodiversité, AFD Delhi
  • M. Nishan Perera, cofondateur, Blue Resources Trust, Sri Lanka
  • M. Abu Saleh Khan, directeur exécutif, Institute of Water Modelling, Bangladesh

Participants aux discussions :

  • Dr. (Mme) Hélène Djoufelkit, Directrice de la recherche de l’AFD
  • Dr. Arnab Das, Directeur, Maritime Research Center, Inde
  • Dr. Adbul Wahab, Chef d’équipe EcoFish, World Fish Bangladesh Wing
  • Dr. (Mme) Chime Youdon, boursier associé, National Maritime Foundation, Inde
  • Dr. Saurabh Thakur, Associate Fellows, National Maritime Foundation, Inde

Panel 2 : Cadre national pour une meilleure coordination entre les entités publiques et privées, les chercheurs et les porteurs de projets.

  • Courte présentation des points forts soulevés par les experts lors du premier atelier, par Joël Ruet, Président de The Bridge Tank & Jacky Amprou, Directeur Régional pour l’Asie du Sud, AFD
  • Table ronde – 5 minutes de présentation de projets, d’initiatives ou de solutions par chaque intervenant.
  • Discussion ouverte entre les panélistes

Intervenants et invités :

  • M. Shri Aditya Dash, Vice-président, Marine Products Export Development Authority (MPEDA) – Inde
  • Mme Dharshani Lahandapura, président, The Marine Environment Protection Authority (MEPA) – Sri Lanka
  • M. Khairul Majid Mahmud, directeur, Chambre de commerce et d’industrie de Dhaka – Bangladesh
  • Mme Panchali Ellepola, responsable de projet, AFD Sri Lanka
  • M. Ameya Prabhu, vice-président, Chambre de commerce indienne – Inde
  • Mme Soma Mitra-Muckerjee, directeur – chef des projets, Chambre de commerce et d’industrie du Bengale – Inde
  • M. Pattabhi Rama Rao, directeur de groupe, groupe des observations océaniques, de la modélisation et de l’assimilation des données, Centre national indien des services d’information océanique (INCOIS)
  • M. Reda Souirgi, Directeur Pays Sri Lanka, AFD

Avec la participation des panélistes du panel 1.

Le troisième et dernier atelier de cette série aura lieu le 16 mars 2022 et aura pour objectif d’identifier les ambitions politiques dans le secteur et la volonté/possibilité de coopération régionale avec l’apport du savoir-faire français dans le domaine maritime.

Retrouver le panel 1 et le panel 2 sur notre chaîne Youtube.

Lire notre rapport (en anglais) ici et le résumé exécutif (en anglais) ici

The Bridge Tank et l’Agence Française de Développement ont conjointement lancé une série de séminaires sur l’économie bleue dans le Golfe du Bengale (Bangladesh, Inde, Sri Lanka)

The Bridge Tank et l’Agence Française de Développement (AFD) collaborent pour l’organisation de trois ateliers afin de comprendre la manière dont le Bangladesh, l’Inde et le Sri Lanka mènent leurs stratégies en faveur de l’économie bleue, s’adaptent aux impacts physiques du changement climatique sur les ressources halieutiques, et pour identifier les priorités, les opportunités et les besoins pour action. En partenariat avec les départements de la recherche et des opérations de l’AFD, nous nous sommes engagés auprès d’organismes de gestion des ressources marines, côtières et halieutiques et des think tanks nationaux et régionaux influents.

Le 26 novembre 2021, l’atelier inaugural, qui s’est tenu en mode webinaire, a rassemblé les réflexions stratégiques des participants en vue de développer une interaction croissante entre les intervenants, tant les instituts que les décideurs politiques, dans des phases suivantes du projet prévus en janvier et février 2022.

Ce premier atelier avait pour but de définir les nouvelles priorités de l’économie bleue pour les différents acteurs du Golfe du Bengale, d’apporter des compréhensions et des diagnostics communs, d’identifier les opportunités et les besoins dans les projets socio-économiques. Il visait à identifier le contexte régional et les questions liées à l’économie bleue, en particulier l’amélioration du niveau de vie des communautés côtières et des utilisateurs de ressources par une gestion durable de la pêche et une gestion intégrée des côtes pour s’adapter au changement climatique, à travers deux panels.

Cet événement virtuel a réuni 12 intervenants de 10 organisations clés travaillant sur l’économie bleue dans la région, recueillant plus de 100 inscrits.

L’atelier était constitué de deux panels, qui ont permis aux intervenants de partager leur compréhension des différentes questions locales liées à la chaîne de valeur des ressources halieutiques.

  • Panel 1 : “Les écosystèmes côtiers résilients, condition préalable essentielle pour des chaînes de valeur économiques durables ?”

Intervenants:

Dr. Arnab Das, Director, Maritime Research Centre, India

Dr Srinivas Kumar, Director, Indian National Center for Ocean Information Services (INCOIS)

Ms Hasamini Sweenie Thilakarathne, Project coordinator and international affairs, Marine Environment Conservation Society of Sri Lanka (MECS), Sri Lanka Dr Chime Youdon & Dr Saurabh Thakur, Associate Fellows, National Maritime Foundation

Mr. Mashiur Rahaman, Joint Secretary, Ministry of Fisheries and Livestock

  • Panel 2 : “Pêche durable et amélioration des moyens de subsistance : actions sur la pêche pour la sécurité alimentaire, l’accès à l’emploi et l’adaptation au changement climatique dans la région”

Intervenants:

Mrs Afifat Khanam Ritika, Research Officer, Bangladesh Institute of Maritime Research and Development (BIMRAD)

Mr Md. Abdul Wahab , EcoFish Team Leader, WorldFish, Bangladesh Wing

Mrs Runa Khan, Founder & Executive Director, Friendship NGO

Dr M.F.M. Fairoz, Dean, Faculty of Fisheries and Marine Sciences, Ocean University of Sri Lanka

Dr. Md. Sharif Uddin, Department of Fisheries, Bangladesh

Pour regarder l’atelier en ligne, cliquer ici : Panel 1 & Panel 2

Pour lire la synthèse (en anglais) des échanges, cliquer ici 

France 24 – Intervention de Joël Ruet sur le Congrès 2021 du Parti communiste chinois et les difficultés économiques chinoises

Le Parti communiste chinois (PCC) a entamé le 8 Novembre 2021, sa plus importante réunion de l’année, qui doit inscrire dans le marbre la vision historique du président Xi Jinping. Au pouvoir depuis neuf ans, l’homme fort de Pékin s’apprête dans un an à obtenir un troisième mandat à la tête du PCC – renforçant encore sa stature de dirigeant le plus puissant du pays depuis le fondateur du régime communiste, Mao Zedong, au pouvoir de 1949 à 1976. Pourquoi cette résolution? Selon notre Président, Joël Ruet, cela pourrait être un aveu de faiblesse.

Regarder son intervention ici.

Tribune : Le G20 doit aider les pays à faible revenu à sortir de la crise de la dette

A l’occasion de la réunion des ministres des finances du G20 à Washington, notre note d’analyse sur la modernisation du secteur bancaire africain a été mentionnée dans une tribune publiée par Diplomatic Courrier, écrite par Joël Ruet. Elle suggère qu’en plus de l’aide souveraine, les banques commerciales en Afrique obtiennent une évaluation plus juste de leurs (faibles) risques et de leur (forte) rentabilité et allègent leurs coûts de refinancement pour fournir des leviers de croissance et d’emploi.

Lisez notre note d’analyse ici 
Lisez notre tribune ici 

The Bridge Tank co-organise la conférence « Asie centrale : entre convoitises russes et chinoises, quelle place pour l’Union européenne ? »

Le 17 septembre s’est tenue une conférence sur l’Asie centrale « entre convoitises russes et chinoises, quelle place pour l’Union européenne ? » à Sciences Po Strasbourg avec le soutien de The Bridge Tank, l’association Paris-Berlin-Moscou, Sciences Po Forum et l’Association des Alumni de Sciences Po Strasbourg. Cette conférence avait pour objectif de discuter de l’Asie centrale et plus spécifiquement d’étudier les influences russe, chinoise et européenne au sein des cinq pays centrasiatiques de l’ex-URSS : le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan grâce à l’expertise et à l’expérience de praticiens des relations internationales et de la région.

Parmi les intervenants, étaient présents Mme Sylvie Bermann, Ancienne Ambassadeure de France en Chine et en Russie et Présidente du Conseil d’administration de l’IHEDN, M. Gilles Rémy, Directeur du Groupe CIFAL, M. Thierry Kellner, Professeur à l’Université Libre de Bruxelles et spécialiste de la Chine, et M. Michaël Levystone, Chercheur au Centre Russie/NEI de l’IFRI, et, pour The Bridge Tank, Malaurie Le Bail, analyste en géopolitique et en énergie.

Cet évènement a fait salle comble, réunissant 150 personnes : M. Ivan Soltanovsky, Ambassadeur, Représentant permanent auprès du Conseil de l’Europe, M. Anuarbek Akhmetov, Consul Général de la République du Kazakhstan à Strasbourg, M. François Loos, Ancien Ministre français, M. Pierre Andrieu, Ancien Ambassadeur de France, différents experts ayant travaillé sur la région et de nombreux étudiants.

Co-organisateur de l’évènement, The Bridge Tank était représenté par son analyste, Malaurie Le Bail. Forte de son expérience en l’Asie centrale, elle a tout d’abord décrypté la situation climatique et environnementale de la région au travers d’une lecture scientifique des Contributions Prévues Déterminées au niveau national (CPDN) du Kazakhstan et du Tadjikistan à quelques semaines de la COP26. Nombreuses sont les analyses, tant dans la littérature académique, institutionnelle que dans les médias, qui mettent en avant le leadership kazakhstanais en matière de climat dans la région. Toutefois, en comparant les CPDN du Kazakhstan et du Tadjikistan, leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre sont quasi-similaires. Son intervention a permis de relativiser le leadership kazakhstanais et de mettre en lumière la manière dont les ambitions climatiques des Etats doivent être étudiées selon la notion de « responsabilité communes différenciées ». Malaurie Le Bail a ainsi suggéré deux recommandations :

  • Le développement d’un outil qui permettrait de mesurer le degré d’ambition d’un Etat et de comparer les ambitions climatiques des Etats à contexte différent et/ou égalitaire.
  • L’importance de la création d’une coalition centrasiatique climatique lors des négociations climat pour lutter contre des problématiques environnementales communes, telles que le manque d’irrigation d’eau ou la désertification.

Enfin, Malaurie Le Bail a conclu son intervention en présentant une analyse propre à notre Think Tank sur les Nouvelles routes de la Soie (BRI – Belt and Road Initiative). La BRI est à l’origine une solution sino-chinoise à un problème sino-chinois: la faible demande du marché intérieur et aux fortes exportations des biens, provoquant l’accumulation des devises chinoises des années 2000-2010. Les BRI ne sont donc pas simplement une initiative pour favoriser les investissements mais pour développer des prêts chinois transfrontaliers générant des flux physiques transfrontaliers. L’idée pour la Chine, notamment pour les entreprises chinoises, est de créer des infrastructures et des activités à l’étranger notamment en Asie centrale financées par la dette pour rééquilibrer la situation économique interne et de développer des infrastructures dans les provinces à l’ouest du pays. Sur le plan centrasiatique, les BRI permettent à ces pays de profiter d’infrastructures et de technologies développées et utilisées dans le cadre de ce projet, mais aussi d’intégrer un marché global et d’être au cœur d’un dispositif géopolitique fort.

Thème : Overlay par Kaira.
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