Catégorie : Nouvelles Energies

La coordination entre l’Europe, l’Inde et la COP26 est un grand levier d’engagement climatique

Le ministre Prabhu, membre de notre Conseil d’orientation et sherpa de l’Inde au G20, a discuté des questions de soutenabilité avec le président de la COP26 et le commissaire européen Timmermans, chargé du “green deal”. La coordination entre l’UE, l’Inde et la COP26 est l’un des grands leviers d’engagements ambitieux et crédibles en matière de climat.

UE-Chine : Pour un rapport de force constructif – quels enjeux autour du pré-accord de principe sur l’Investissement?

Par Philippe Coste, Pierre-Noël Giraud, Stéphane Gompertz, Henri de Grossouvre, Fatima Hadj, Brice Lalonde, François Loos, François Quentin, Joël Ruet, Raphaël Schoentgen, Alex Wang, avec Clarisse Comte et Claire Thomas.

Au terme de sept années de négociations, l’Union Européenne et la Chine sont parvenues à un accord d’investissement le 30 décembre 2020. Alors que Pékin souhaite y voir la promotion d’un « haut degré d’ouverture », l’UE aspire à travers ce traité à établir une « égalité des conditions de marché ».

Pour mener à bien ce projet, il reste à trouver un équilibre entre les intérêts stratégiques propres à chacun et les objectifs communs sur lesquels s’entendre… et à trouver des pistes pour agir concrètement.

Retrouvez la note d’analyse :

  • Ce traité prévoit l’intensification des relations économiques et commerciales entre l’UE et la Chine. Il garantit aux investisseurs de l’UE un plus large accès à la Chine et contribue aussi à la mise en place de conditions de concurrence plus équilibrées.
  • Des pistes de collaborations sont ici proposées, dans le domaine politique (place de la Chine dans les organisations internationales, polygouvernance), juridique (normes internationales, ESG), industriel (mobilité, décarbonation, rôle des PMEs), économique, environnemental, scientifique, technologique (transition énergétique, capture du carbone, hydrogène, nucléaire, nouvelles énergies), financier (introduction coordonnée de prix du carbone) et culturel.
  • Il s’agit pour l’UE de faire valoir avant tout et de manière coordonnée avec les pays membres ses intérêts stratégiques lors du processus de ratification.

Il faut traiter sérieusement les enjeux de long terme de la souveraineté technologique, de la compétition entre blocs, toutes causes possibles de « stop and go » dans les relations bilatérales.

Malgré les freins identifiés, le maintien d’un dialogue ouvert mais précis entre l’UE et la Chine est essentiel. L’Union Européenne doit continuer sa mue et faire respecter sa montée en puissance diplomatique tant en interne de l’UE que dans sa relation à la Chine : au-delà des relations d’État à État, c’est à l’UE en tant que communauté de négocier les termes d’une nouvelle relation bilatérale avec la Chine. C’est par cette voie qu’elle confirmera son statut de « puissance d’équilibre ».

5 ans après l’Accord de Paris : entreprises et leviers d’action climatique dans un monde en crise

La Société d’encouragement pour l’industrie nationale (SEIN), fondée en 1801 avec le soutien officiel de Napoléon, a organisé un webinaire intitulé “5 ans après l’Accord de Paris : entreprises et leviers d’action climatique dans un monde en crise “. Cet événement a eu lieu le 16 décembre 2020, pour le cinquième anniversaire de la COP21.

Lors de la séance plénière, des discours d’introduction ont été prononcés par Olivier Mousson, président de la SEIN, Sylvianne Villaudière, vice-présidente, Jean-Pierre Cordier, président de la Commission internationale, et Joël Ruet.

Lors de son introduction au panel “Finance et Climat, quel effet de levier”, Joël Ruet a fait valoir que le facteurs clé de la réussite du sommet de la COP21 a été l’engagement du Maroc à convaincre les pays africains et le Groupe des 77 des Nations Unies de signer l’Accord de Paris. Il a souligné le rôle du soutien des pays du Sud à cet accord, d’autant plus que celui-ci était censé les accompagner dans leur transition écologique. La plupart des investissements qui participent à la croissance mondiale seront bientôt majoritairement dirigés vers les pays du Sud, et nous devons veiller à ce que ces investissements soient durables et soutiennent l’agriculture, les mesures sociales et l’innovation (notamment par des transferts de savoir-faire technologiques). Des produits financiers doivent être développés pour les projets de taille moyenne, comme il en existe déjà pour les petits et grands projets. L’Europe doit suivre et être suivie par le reste du monde si elle veut atteindre ses objectifs de manière efficiente. Il est également essentiel que l’Union européenne joue un rôle dans les normes d’analyse des données brutes. Les pays du Sud doivent avoir accès aux taux d’intérêt négatifs de la même façon que les pays du Nord afin de se développer équitablement.

Parmi les autres intervenants figurait Bertrand Badré, ancien directeur général et directeur financier de la Banque mondiale, Emmanuelle Mourey, Présidente du Directoire La Banque Postale Asset Management, Christian Brodhag, maître de conférences à l’école des Mines (Saint-Etienne) et ancien délégué interministériel au développement durable, Anne Girault, professeur de l’association ABC, et Monica de Virgiliis, présidente de Chapter Zero France.

 

Un prêt de 40 millions d’euros a été annoncé pour le développement du projet Corridor H2

Raphaël Schoentgen, membre du conseil d’orientation du Bridge Tank et fondateur et PDG d’Hydrogen Advisors, a participé au consortium réunissant Seiya, Element Energy France et Hydrogen Advisors qui, en soutien à la Région Occitanie française et AdOcc, son agence de développement économique, et AREC, a développé le projet Corridor H2 pour le transport routier lourd, pour lequel un prêt de 40 millions d’euros a été annoncé lors du Forum Energaia le 9 décembre 2020. Un accord à ce sujet a été signé entre Carole Delga, Présidente de la région Occitanie, et Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement.

Le projet H2 est dédié au développement de stations de distribution d’hydrogène de grande capacité sur la route européenne entre la mer du Nord et la mer Méditerranée, ainsi qu’à travers l’Occitanie, et à la production d’un nombre important de poids lourds pour le transport de marchandises et de passagers. Il vise donc à transformer le transport dans ces zones en un transport totalement décarboné, avec des véhicules et remorques frigorifiques reposant sur la technologie de l’hydrogène.

Hydrogène, “lien magique” d’une Europe de l’énergie post-COVID?

Par Antoine Goutaland, Éleve-ingénieur, Ecole des Mines de Paris, & Analyste, The Bridge Tank.

Face aux divisions intra-européennes Nord-Sud sur la réponse financière à apporter à la crise sanitaire, et Est-Ouest sur le devenir de la politique climatique du continent, le leadership allemand entend proposer une convergence d’intérêts autour d’investissements concrets, de gazoducs et de décarbonation de procédés industriels et logistiques. La traduction concrète des ambitions de la Commission au sein de projets rentables de l’alliance hydrogène, ainsi que la stabilité des systèmes énergétiques verdis à l’hydrogène, constitueront les deux tests de réalité à moyen terme de cette “unité dans l’adversité.”

(Une version précédente en a été précédemment publiée sur Le Grand Continent : https://legrandcontinent.eu/fr/2020/07/12/hydrogene-lien-magique-dune-europe-de-lenergie-post-covid/

Réunion du groupe de travail sur le ciblage des prix du carbone couplé à un mécanisme d’ajustement aux frontières

The Bridge Tank a contribué au groupe de travail «Task Force on Carbon Pricing in Europe» piloté par l’ancien ministre de l’économie Edmond Alphandéry. 

Avec les encouragements de Pascal Canfin, Président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen, il rassemble des ministres, membres du Parlement européen, des représentants de groupes de réflexion, des universitaires, des membres du monde des affaires, ainsi que des autorités européennes et des décideurs de divers États membres de l’UE. 

L’énorme défi pour surmonter la crise de Covid-19 ne doit pas cacher le plus inquiétant qui nous attend: le réchauffement climatique. Au niveau européen, la «loi européenne sur le climat» qui vise à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 entend à juste titre créer un «environnement commercial prévisible pour les industries et les investisseurs». 

À cet égard, cet événement a examiné l’introduction du ciblage de la tarification du carbone dans le système européen d’échange de quotas d’émission. Cibler un prix prévisible du carbone dans le temps dans l’ETS éliminerait sa volatilité actuelle. Cet environnement de prix stable pour la prise de décision en matière d’utilisation de l’énergie serait une puissante incitation pour les entreprises à réduire de manière prévisible les émissions de carbone et donc à stimuler les investissements dans la transition énergétique. En tant que tel, cet appareil aiderait grandement à atteindre l’objectif «zéro émission nette de gaz à effet de serre» du Green Deal. Cette rencontre a également exploré les enjeux économiques et sociaux liés à l’introduction de cette mesure et s’est concentré sur la mise en œuvre d’un mécanisme d’ajustement du carbone à l’UE.

Ces propositions ont rencontré un fort intérêt des décideurs européens, de Frans Timmermans et Pascal Canfin aux ministres de quatre pays réunis, et des personnalités telles que Pascal Lamy ou Laurent Fabius. 

Réunion de travail avec Pascal Canfin, Président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen

A l’invitation d’Edmond Alphandery, ancien ministre de l’économie, aux côtés de Pascal Canfin (Président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen) et  l’ancien ministre des Finances italien Siniscalo – aujourd’hui VC chez Morgan Stanley, Joël Ruet a contribué à l’atelier pan-européen sur le prix du carbone dans le cadre de la réforme de l’EU ETS et du mécanisme d’ajustement aux frontières, réunion, incluant plusieurs ministres européens et les DG de l’UE. Il a notamment plaidé pour un prix du carbone comme outil économique principal mais sans exclure des outils-relais pour certaines énergies en cours de déploiement comme l’hydrogène, et la possibilité de fonds d’appui à la transition pour les technologies en cours de maturation  ou d’ici à ce que le prix du carbone atteinte des valeurs seuil.

Dans une discussion directe avec Frans Timmermans, (vice-président exécutif de la Commission européenne), et les principaux économistes de la commission Macron sur l’économie, ainsi que Pascal Lamy ancien directeur général de l’OMC portant sur «L’accord vert européen et le rôle de la tarification du carbone ». M. Timmermans a partagé avec nous son optimisme sur les énergies nouvelles, sur toutes les industries vertes qui s’accélèrent aujourd’hui, dont l’hydrogène, dans un horizon à terme de triplement de l’électrification de l’énergie européenne en plein avec une sortie du charbon. Il a également partagé son souhait d’une vision originale européenne sur un volontarisme énergétique partagé avec l’Afrique. Un grand moment de débat.

Lors de la dernière session de la journée, organisée par cet excellent groupe de travail sur le prix du carbone mis en place par Edmond Alphandery, ancien ministre de l’économie, Jochen Flasbarth, secrétaire d’État à l’environnement, à la conservation de la nature, à la construction et à la sûreté nucléaire au ministère fédéral allemand, Leonore Gewessler, ministre fédérale autrichienne  de l’action pour le climat, de l’environnement, de l’énergie, de la mobilité, de l’innovation et de la technologie,Hugo Morán, secrétaire d’État espagnol de l’Environnement,Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre français de la transition écologique, conviennent que l’UE devrait aller vers un mécanisme d’ajustement du carbone à la frontière et en discuter avec la Chine et l’Inde. Brune Poirson a ajouté la dimension du financement climatique et de l’acceptation sociale – la France et l’Allemagne sont alignées sur ce point.

Joël Ruet y a rappelé l’impératif de tenir compte des opportunités de transformation énergétiques de l’Europe du Sud, thématique validée par M. Flasbarth et Mme Gewessler.

Laurent Fabius  a fait une évaluation de l’Accord de Paris sur le Climat et la contribution que la nouvelle «équipe de l’UE peut y apporter. Dans un cadre qui doit rester compatible avec l’OMC, la tarification du carbone et l’ajustement des prix du carbone aux frontières progressent. M. Fabius a en outre plaidé pour une concertation ou du moins une information auprès de nos partenaires, dont l’Inde et la Chine, sujet auquel The Bridge Tank est attentif. 

Déjeuner de l’innovation organisé par The Bridge Tank à Davos

The Bridge Tank a organisé en marge du Forum Economique Mondial de Davos un workshop  international sur le thème : « Accélérer la ville intelligente – solutions de financement et gouvernance de projets pour les marchés émergents. » 

Joël Ruet président du Bridge Tank, et Pranjal Sharma, membre du Board du Bridge Tank et contributeur à l’agenda du WEF, rédacteur en chef de Businessworld, ont réuni à  Davos des décideurs pour un débat  autour d’un déjeuner  sur « l’accélération de la ville intelligente – solutions de financement et gouvernance de projet pour les marchés émergents», auquel ont participé Anand S Rao (Partner & Global AI Lead chez PwC), B.S.Kohli (Advisor to Chief Minister, Punjab Bureau of Investment Promotion), John Edge (Operating Partner Broadhaven Capital Partners), Jaime Malet (President,US-Spain Chamber of Commerce), Vijay Poonoosamy  (Director International & Public Affairs QI Group),, Dominique Piotet (CEO UNIT.city), Susheel Koul (Executive MD Asia Pacific, Jones Lang LaSalle).

Notre point de départ était que les  concepts de «villes intelligentes» sont discutés depuis longtemps mais qu’on ne les voit que peu émerger. Nous avons débattu de l’évolution des critères de financement des villes intelligentes; de leurs défis en constante évolution.

Tout d’abord, les contributeurs ont rappelé les enjeux de définition, allant de la simple conservation de l’énergie, de la nourriture ou de l’eau à une utilisation intelligente et généralisée des données, en passant par le développement des villes nouvelles, ou encore  l’immobilier avec une communauté d’écosystème comprenant la formation des talents, etc.

Le deuxième enjeu a porté sur la gouvernance: comment décider, comment les financer? Quelles stratégies entre les nouvelles villes et la modification des villes existantes? Et comment ne pas oublier les villages intelligents? L’expérience rurale indienne a notamment été discutée, notamment les stratégies pour passer du diesel au solaire, généraliser les wifis et les comptes bancaires numériques, la gestion numérique des données de récolte pour les engrais.

Les participants des pays émergents ont été d’avis que l’on devrait partir des villages, puis étendre l’expérience vers des villes intelligentes; l’exemple du Pendjab a été mentionné, qui a commencé ses programmes au niveau du district, puis avec 3 villes intelligentes. L’expérience d’IFC en matière de numérisation dans le cadre du programme « Invest in Africa » a également été mentionnée comme un projet pilote réussi. Cependant, l’internet bon marché via les systèmes mobiles ne fait pas en soi une ville intelligente: il est intéressant de noter que la question de l’espace a été évoquée: l’intelligence ne concerne pas seulement la numérisation mais nécessite de l’espace: dans les villes déjà congestionnées, cela soulève de sérieuses préoccupations.

Les questions de la gouvernance publique et de la rentabilité privée ont été évoquées, et une large part de la conversation a été consacrée à la question de permettre aux citoyens de s’approprier la ville dans laquelle ils vivent.

Les «grappes d’innovation», avec l’exemple ukrainien cette fois, ont été mentionnées dans un tel esprit de regarder plutôt ce qui rassemble les gens, sans nécessairement impliquer le gouvernement.

Enfin, des pratiques économiques innovantes ont été mentionnées: non seulement l’introduction de la technologie, mais aussi la cohabitation, le partage de l’économie, etc., et, à la fin, une approche plus segmentée de l’économie circulaire, entre prime / masse peut devoir être envisagée.

Policy Brief: Le capital Naturel Sol: Facteur de diversification durable de la Croissance

Le sol est un écosystème vivant, il est capable de croître. C’est aussi un capital productif mais les méthodes et technologies conventionnelles de son exploitation entraînent sa destruction. Inverser ce paradigme est la base d’une stratégie de croissance verte : le sol peut redevenir un puits de carbone, la matière et l’énergie qu’il produit peuvent alimenter des industries véritablement durables, en particulier celle de la mobilité. En tant que capital, le sol n’est pas irrémédiablement amené à se dégrader ; la gestion durable du capital-sol est une priorité pour la diversification durable et le climat.

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Policy brief: Transitions Énergétiques : Une Opportunité pour Enrichir les Trajectoires Industrielles des Territoires

Les transitions énergétiques vers des modèles de production décarbonnée en cours à l’échelle mondiale commencent à apparaître à beaucoup comme un véritable levier de croissance industrielle. Ce Policy Brief souligne que ce ne sera possible qu’à la condition d’allier innovation et redynamisation de secteurs industriels historiquement présents dans les territoires concernés. Lire la suite …

Policy Brief – Transferts de Savoir et de Technologies au Coeur des Enjeux du Développement – Quel rôle pour les Entreprises?

Le transfert de technologies, associé à la formation des savoirs, constitue de longue date un objectif ciblé par les politiques de développement. Les enjeux liés aux transitions climatiques et environnementales ont renforcé la perception de l’importance du transfert de technologie, propres en l’occurrence, du Nord vers le Sud, comme moyen du développement propre. Le mécanisme de développement propre (MDP) issu du protocole de Kyoto est l’outil principal de la finance climatique. Mis en œuvre en 2005, il a vocation à orchestrer ce transfert de technologies propres. Critiqué quant à son efficacité, son succès mitigé vient surtout rappeler une vérité pourtant connue de longue date : les capacités d’absorption technologique des territoires sont plus importantes que les technologies en elles-mêmes. Une stratégie de développement par la diffusion technologique ne peut donc ignorer le soutien aux tissus économiques locaux, à leurs entreprises ; soutien par le marché mais sans doute aussi par l’aménagement du régime de propriété intellectuelle dans le cas des transferts vers les économies en développement.

Ces deux derniers points sont nécessaires pour articuler une saine relation entre les entreprises internationales apporteuses de technologies et les entreprises locales réceptrices et en charge de se les approprier, les adapter et les diffuser… condition nécessaire du succès de la « greffe technologique ».

Nos recommandations s’appuient sur une logique spontanément mise en œuvre par les pays qui ont été les plus efficaces dans la captation de la « manne » MDP : la Chine, l’Inde et le Brésil ont su orchestrer leurs marchés et, par de généreuses offres en nature, s’affranchir des enjeux ailleurs bloquants de propriété intellectuelle.

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Thème : Overlay par Kaira.
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